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Koi1
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Bois & Racines

le 2009-02-22, 8:37 am

Le Décor en bois divers

Aussi jolies que soit les roches, une certaine monotonie subsistera quant même dans un décor uniquement d’éléments minéraux. Pour qui sait voir, la nature nous offre une quantité inépuisable de ressources parmi les quelles le bois prend une bonne partis. L’association bs/roches est aussi à mon avis un heureux compromis. A défaut de belles roches creusées et sculptées à souhait, nous pourrons également n’utiliser que le bois pour réaliser un décor naturel décent.

En effet le bois nous offre de nombreuses possibilités de décoration puisqu’il se présente sous plusieurs formes utilisables en aquariophilie parmi ces formes exploitables nous trouvons notamment : les branches, les troncs, les souches, les racines, les cœurs de souches, l’écorce, les tiges (bambous, roseaux) auxquels nous pouvons encore ajouter les bois fossiles et les bois pétrifiés. Avant d’examiner toutes ces «formes» décoratives.

Structure, Composition et Particularités des Bois

Si pour nous aquariophiles les composants de l’eau nous sont familiers, il est intéressent de savoir que de nombreux éléments chimiques entrent dans la composition du bois. Ces éléments sont d’ailleurs si nombreux, qu’il faut toujours garder en mémoire que le bois immergé dans nos aquariums va logiquement nous en restituer une grande part au fur et à mesure des a dégradation et de sa reminéralisation. Oui, comme nous le verrons plus loin, nous pourrons retarder cette dégradation par des procédés chimiques et mécaniques. Mais tôt où tard la nature accomplira son œuvre de reminéralisation.

L’analyse chimique élémentaire des bois les plus divers, nous révèle que les principaux éléments (métalloïdes) entrant dans la composition sont par ordre d’importance : le Carbone (C), l’Oxygène (O), l’Hydrogène (H), l’Azote (N), le Soufre (S), le Phosphore (P), le Potassium (K), le Calcium (C), le Magnésium (Mg) et le Fer (Fe). A part ces principaux composants, d’autres éléments se trouvent dans le bois en fonction de la nature des sols sur lesquels ont poussé les arbres. Ainsi, selon les types écologiques détermines les analyses montreront des quantités plus ou moins importantes de Sodium (Na), de Silicium (Si), de Chlore (Ci), en quantité plus faible du Cuivre (Cu), du Molybdène (Mo), du Bore (B) et presque tous les autres oligoéléments à l’état de traces. La structure la plus simple d’in tronc ou d’une branche comprend (en partant de l’extérieur) : l’écorce, le liber, le cambium, le bois et la moelle. Différents anneaux successifs (annuels) répètent une partie de cette structure. Les cellules parenchymateuses du bois stockent les substances vivantes et les réserves de l’arbre. Les vaisseaux à large lumière servant à la circulation de l’eau et de la sève. Dans le cas de certaines essences (le chêne par exemple) les parois cellulaires sont protégées des organismes décomposeurs (champignons et bactéries macrophytes) par des tannins et autres substances conservatrices. En revanches, des essences comme le tilleul, le saule et le peuplier sont démunies de ces substances conservatrices et pourrissent plus rapidement.

Deux substances principales forment le structure du bois et persistent longtemps après son immersion, il s’agit de :

- la ligninequi est une substance à hauts polymères. Elle est amorphe, résistante et insoluble aux solvants courants. La lignine participe avec la cellulose à la formation des membranes structurelles du bois.

- la cellulose qui est également une substance de soutien est de plus indissoluble à la plupart des solvants. Notons au passage que seuls les gastéropodes possèdent le pouvoir de la digérer grâce à des sucs digestifs puissants.

Le carbone qui est aussi un élément primordial du bois, a l’inconvénient de se combiner à l’hydrogène dans un milieu dépourvu d’oxygène (anaérobiose) pour donner du méthane, gaz dont on connaît la toxicité. Il est donc vivement recommandé de ne jamais enfouir le bois sous le sol ou de confiner dans les endroits peu oxygénés.
Des travaux scientifique ont été entrepris par M. Trémolière.

Les Branches, Souches et Racines

Les lieux de ramassage de ces pièces de bois sont des plus divers : la forêt, les rivages des grandes pièces d’eau (lacs, étangs, mares, fleuves, rivières, ruisseaux et torrents) et les tourbières.

BOIS MORTS EN FORÊT : La solution la plus commode consiste à chercher en forêt les branches, racines et souches nécessaires à la réalisation de votre décor d’aquarium. Lors de cette collecte il faudra être circonspect car si ces bois sont certes très abondants, en revanches ils peuvent parfois nous causer quelques déboires.

Plus la pièce de bois sera vieille, moins l’on risquera l’apparition de moisissures. Les bois «vert» seront systématiquement écarté pour cet usage en raison de leurs contenus organiques (sève, saccharoses, huiles, etc.). En effet ces substances risquent de provoquer l’apparition et la prolifération de colonies bactériennes et de champignons macrophytes qui forment à la surface des bois immergés des amas gélatineux aussi disgracieux que polluants. Les bois morts de forêts sont de plus relativement secs et consécutivement difficiles à maintenir submergés. Ils sont également porteurs de nombreuses populations d’insectes et de larves dont il est conseillé de les débarrasser. La préparation de ces bois avant leur immersion sera donné plus loin dans le chapitre STÉRILISATION.

BOIS MORTS IMMERGÉS : Je donnerais la préférence aux bois immergés dans les eaux courantes (torrents, ruisseaux et rivières à grand débit). En ces lieux, les pièces de bois sont pour ainsi dire déjà préparées «naturellement» au rôle de décor d’aquarium, car les eaux courantes ont saturé, lavé, «vacciné» la matière et il nous reste plus qu’à effectuer une stérilisation sommaire pour les débarrasser des petits organismes dangereux.

Les parties émergées de ces bois sont grisâtres à blanchâtres, tandis que les parties immergées sont recouvertes d’algues vertes (encroûtantes ou filamenteuses). Ces algues pourraient être conservées si elles ne recelaient pas un zooplancton varié (petits organismes parfois dangereux). En conséquence ces bois subiront donc une STÉRILISATION avant leur immersion dans l’aquarium.

BOIS DES TOURBIÉRES (Tourbières oligotrophes) : Naturellement, l’idéal est évidemment de prélever les branches, les souches et les racines dans les tourbières à Sphaignes, car les bois ont conservé leurs formes initiales offrant ainsi plus de capacités ornementales. Il est préférable de recueillir ces bois dans les tourbières en exploitation car ceux trouvés dans la base du gisement exploité sont plus anciens et diversifiés. Nous trouvons principalement dans les tourbières à Sphaignes de Bouleau, car cette essence précède généralement la formation de la tourbière.

Les pièces de bois (branches, racines, cœurs de souches) issues des tourbières à Sphaignes sont très facilement reconnaissables grâce à leur couleur rouge brunâtre imprimée jusqu’au plus profond du bois. Cette teinte caractéristique est due à l’imprégnation des bois par un gel humique.

Le milieu dans lequel ces pièces de bois ont été conservées intactes (plus de 2 000 ans pour certaines tourbières) est constitué d’une superposition de couches de Sphagnum plus ou moins compactes pouvant atteindre jusqu’à 20 mètre d’épaisseur. Ce milieu est fortement acide (pH entre 4 à 5,5) par la présence d’acide humiques et créniques. Les arbres qui ont poussé dès la formation de la tourbière ont été ensevelis et mis à l’abri du processus saprophyte de la décomposition et de la minéralisation grâce aux propriétés anaérobies et acide du milieu. Ces bois immergés dans l’aquarium conservant longtemps cette immunité à l’égard des micro-organismes macrophytes.

Les bois de tourbières perdent peu à peu leur pouvoir acide, surtout s’ils sont immergés dans les l’eaux est relativement dure (GH supérieur à 14°). En revanche, en présence d’une eau déminéralisée et acide au départ on assistera à une nouvelle descente du pH après l’introduction de ces bois ; les conséquences n’étant toutefois pas dramatique l’on pourra cependant redouter chez les poissons des troubles mineurs dus à l’acidose ; pour ces raisons il sera plus prudent de soumettre ces bois à un trempage de quelque jours dans une eau douce renouvelée afin d’enlever l’excès d’acidité qu’ils pourraient céder. Les bois de tourbières qui sont vendus à l’état sec devront de toute façon tremper quelque temps pour se gorger d’eau et ne plus flotter.

De part leur propre acidité les bois de tourbières (oligotrophes) sont pour ainsi dire, naturellement stériles et aucun traitement prophylactique s’avère donc nécessaires. Les racines de tourbières créent des entrelacs tout en fournissant aux poissons d’excellents refuges. Elles sont également utilisées par les poissons comme substrat de ponte car leur pouvoir acide préserve les œufs des agents pathogènes qui pourraient les contaminées. Les bois de tourbières sont vendus dans le commerce animaliers sous différents nom : bois de tourbières, racines de tourbières, etc.


Dernière édition par Koi1 le 2010-04-26, 9:25 pm, édité 2 fois
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Koi1
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Re: Bois & Racines

le 2009-02-22, 9:06 am
STÉRILISATION DES BOIS

TRAITEMENTS A CHAUD

A L’ÉTAT SEC

Les techniques de stérilisation des bois de ramassage seront plus ou moins élaborées suivant l’âge du bois et du lieu de prélèvement (terre ferme ou aquatique).

Il est incontestable que les grandes pièces de bois sont plus décoratives lorsque nous voulons orner un aquarium de dimensions respectables. Par contre le volume de ces grandes pièces de bois nous posera des problèmes pour leur stérilisation.

La stérilisation qui s’effectue le plus généralement à l’aide d’une source de chaleur (thermoprophylaxie) a plusieurs rôles :

1) Détruire la matière vivante qui peut encore subsister au cœur du bois (cellules parenchymateuses, vaisseaux, etc.);

2) Détruire les micro-organismes macrophytes (champignons, bactéries);

3) Détruire les petits organismes dangereux (cnidaires, vers, hydracariens, larves, etc.) et les algues parasites (Cyanophycées, etc.) qui composent le pecton et le plocon qui recouvre ou s’insinue dans le bois.

Avant de passer à la stérilisation proprement dite, il convient d’effectuer un grossier nettoyage de la pièce de bois à l’aide d’une brosse et de l’eau, ceci, après avoir enlevé l’écorce.

Les techniques Plusieurs procédés de stérilisation peuvent être pratiqués en fonction de la dimension de la pièce de bois.

PIÈCE DE BOIS DÉPASSANT PAS 40 CEMTIÈTRES

Première technique : Le bois sera disposé dans un four de cuisinière (électrique de préférence) où il sera cuit pendant une heure environ. Durant cette opération il est conseillé de surveiller la température du four de façon à ce que le bois ne BRÛLE pas. Il est indispensable d’aérer fortement la pièce où s’effectue ce travail, car l’odeur que dégage le bois en cuisant est très désagréable (âcre). Laisser ensuite refroidir le bois et le laver à grande eau.

Deuxième technique : Les aquariophiles pouvant disposer d’un autoclave pourront obtenir une stérilisation parfaite de la pièce de bois car cet appareil fait non seulement appel à la chaleur, mais aussi à la vapeur sous pression. Ici la dimension de la pièce de bois devra être en rapport avec la capacité volumétrique de l’autoclave. Après l’opération laisser refroidir la pièce de bois et la laver à grande eau.

PIÈCE DE BOIS DÉPASSANT 40 CEMTIÈTRES

EN MILIEU LIQUIDE

Première technique : Relativement simple à mettre en place, c’est d’ailleurs elle qui vient immédiatement à l’esprit lorsqu’on parle de stérilisation.

Le bois sera totalement immergé dans un récipient métallique (lessiveuse, chaudron, bassine, et.) où l’eau sera portée à ébullition pendant au moins deux heures (temps nécessaires pour que le cœur de la pièce soit également stérilisé). Après cette opération laisser refroidir la pièce de bois et la nettoyer à grande eau.

Deuxième technique : Fait appel à l’emploie de soude caustique. Ce traitement est très efficace et donne d’excellents résultats. En revancher, il demande certaines précautions de manipulation et de préparation.

Le traitement à chaud dans une solution de soude caustique va totalement débarrasser le bois de sa sève, de toutes ses substances azotées et minérales qui risquent de polluer l’eau de l’aquarium. Ce traitement ne laissera que la lignine et la cellulose qui forme la structure du bois, c’est-à-dire l’essentiel du matériel décoratif.

La soude caustique (NaOH) est commercialisée sous plusieurs formes : liquide, paillettes, blocs coulés, lessive, mais seules les paillettes nous intéressent ici. La soude en paillettes a une densité de 0,8 et une concentration moyenne en poids de produit pur d’environ 98%. Son emploi nécessite l’utilisation d’un récipient en acier ordinaire ou en acier inoxydable (seul métal résistant à la soude)

J’insiste particulièrement sur les dangers (accidents) inhérents à l’emploi de la soude caustique. En effet la soude caustique mise en solution dans l’eau froide dégage par réaction une chaleur importante (255 calories par gramme de soude pour une concentration de 5%. En outre comme son nom l’indique la soude est caustique et les contacts avec la peau, les muqueuses et les yeux sont excessivement corrosifs. Pour effectuer ce travail à la soude, il faudra être ganté (gant de caoutchouc) et porter des lunettes. En cas de projections, rincer abondamment à l’eau pure la partie du corps atteinte par la soude. S’il s’agit des yeux rincer également à l’eau pure et se rendre immédiatement chez un ophtalmologiste. La soude caustique sera stockée dans un endroit hors de la portée des enfants et des animaux familiers.

Opération. La pièce de bois sera débarrassée de son écorce et des parties en état de pourrissement par un énergique brossage sous eau courante.

le récipient en acier sera rempli d’eau froide à la moitié de sa capacité (calculer le volume du bois à immerger pour ne pas faire déborder la solution). L’on ajoutera ensuite 50 gr de soude caustique en paillettes par litre d’eau. Le tout sera porté à ébullition. Le bois sera plongé lentement et avec beaucoup de précautions dans la solution en ébullition. Le bois restera ainsi immergé pendant une à deux heures (le temps d’immersion sera proportionné au volume du bois et à sa densité).

Le traitement du bois dans une solution en ébullition permet l’ouverture des cellules parenchymateuses qui vont ainsi laisser pénétrer la soude jusqu’au plus profond du bois.

Après une ou deux heures de ce traitement, la pièce de bois sera précautionneusement retirée de la solution. Elle sera rincée à grande eau, puis ensuite plongée dans un récipient d’eau pure en ébullition. Ce rinçage en eau bouillante a pour but d’ouvrir à nouveau les pores du bois de façon à libéré la soude retenue dans les cellules parenchymateuses. Les rinçages à l’eau bouillante seront répétés jusqu’à ce que l’eau résiduelle soit descendue à un pH de 7. Ce contrôle du pH de l’eau de rinçage est le meilleur moyen pour s’assurer d’une façon efficace de l’élimination de toute trace de soude caustique.

TRAITEMENTS A FROID

TRAITEMENT CHIMIQUE

Il s’agit plutôt d’une technique de conservation des bois, que d’une stérilisation à proprement parler. Ce procédé contribue surtout à empêcher la formation et la prolifération des bactéries et champignons macrophytes chargés normalement de détruire les bois morts entre autres. Quoiqu’ils ne représentent que 1 à 2% en espèce aquatiques, ces champignons sont omniprésents et capables de survivre dans les pires situations aussi faut-il employer un produit particulièrement efficace. Lorsqu’on introduit dans l’aquarium des bois relativement vert ou des bambous (non traités) l’on voit apparaître au bout de quelques jours ces champignons qui forment des taches blanchâtres et filamenteuses recouvrant surtout les parties des bois en contact avec le sol. Parfois ce sont uniquement des colonies bactériennes qui attaquent les bois, dans ce cas elles se présentent sous la forme d’un enduit blanchâtre, épais et visqueux.

Le produit employé pour éliminer tous ces micro-organismes ou tout du moins leur prolifération est le sulfate de cuivre (CuSO4, 5H2O) vendu chez les droguistes sous forme de cristaux bleus (Attention ce produit est un poison et il faut donc le mettre hors de la portée des enfants et des animaux domestiques).

Le sulfate de cuivre est un produit qui cumule plusieurs propriétés. Il est en effet aussi bien un fongicide, d’un algicide ou un bactéricide et peut ainsi agir sur de nombreux organismes du règne animal ou végétal. Dans le cas qui nous intéresse il faut absolument proscrire tous les autres produits couramment employés pour le traitement des bois (Xylophènes, Carbonyle, etc.) seul le sulfate de cuivre est un poison sensible à la teneur en carbonates des eaux. Dans les eaux très carbonatées il perd de son efficacité car il se combine pour former des composés insolubles (carbonates de cuivre = Azurite, Malachite).

En éliminant ces organismes macrophytes on bloque le processus de la décomposition, de la reminéralisation et consécutivement on allonge la duré de conservation du bois dans sa structure initiale.

Le traitement des bois consiste à les tremper pendant plusieurs jours dans une solution plus ou moins concentrée de sulfate de cuivre. Cette solution est obtenue en laissant dissoudre des cristaux de sulfate de cuivre est de l’eau peu minéralisée. La dissolution des cristaux est très lente. Il faut utiliser environ 1 gr de cristaux pour 1 litre d’eau. Si l’on dépasse cette dose cela n’a guère d’importance car de toute façon l’on doit absolument nettoyer énergiquement les bois traités à l’eau pure avant leur introduction dans l’aquarium. Le nettoyage des bois traités au sulfate de cuivre s’effectue sous eau courante à l’aide d’une brosse à chiendent, afin d’enlever les dépôts cuivriques en excès.

LESTAGE DES BOIS

Après avoir stérilisé les pièces de bois, il subsiste parfois lors de leur mise en eau dans l’aquarium, un autre problème désagréable : l’IMMERSION. Même traitées par ébullition en milieu liquide certaines pièces stockées trop longtemps à sec, flottent obstinément à la surface de l’eau et nous causent bien des problèmes lorsque nous voulons les immerger profondément. Malgré un long séjour dans l’eau ces bois remontent inéluctablement à la surface. Certes si ce phénomène nous remet en mémoire par association d »’idées les souvenirs du lycée où le « Prof.» de physique nous expliquait magistralement le principe d’ARCHIMÈDE : « Tout corps plongé dans un liquide ou dans un gaz en équilibre y subit une poussée vertical dirigée de bas en haut, égale au poids de volume du fluide déplacé par le corps et appliquée au centre de gravité de la partie du fluide déplacée » cela ne résout pas pour autant notre problème.

Avant d’aborder les diverses techniques de lestage, il me semble logique d’expliquer pourquoi le bois flotte.

Si nous examinons à la loupe la coupe d’un tronc, d’une branche ou d’une grosse racine, nous pouvons voir distinctement les cellules parenchymateuses des rayons médullaires et les vaisseaux. Lorsque l’arbre est vivant ces cellules conservent les substances de réserve tandis que les vaisseaux à large lumière servent à la circulation de l’eau. Les fibres ligneuses et les trachéides que nous pouvons également voir à la loupe, assument la fonction de soutien et forment pour ainsi dire l’ossature du bois. Dès l’instant où l’eau et les substances de réserve sont évacuées (assèchement du bois) les cellules parenchymateuses et les vaisseaux deviennent alors de véritables sac à air un peu comparables à les cellules aérifères (aérenchyme = tissu de plantes aquatiques flottantes Eichhornia crassipes). Lorsque l’arbre meurt toutes ces cellules étant cloisonnées elles emprisonnent les gaz et l’air qui ce sont substitués au substances liquides sécrétés par le végétal durant sa vie. En revanche si le bois immergé depuis longtemps c’est l’eau de la rivière qui remplace les substances liquides antérieurement sécrétés.

En conclusion le bois mort resté longtemps à sec nous causera d’énormes difficultés pour se gorger d’eau et libérer en contre partie les gaz accumulés dans ses cloisons aérifères plus ou moins hermétiques suivant les essences.

La technique qui nous vient immédiatement à l’esprit est d’enterrer la base de la pièce de bois dans le sol de l’aquarium. Cette solution de facilité n’est pas la panacée. Le constituant principal du bois qui est le carbone, ce dernier a l’inconvénient de se combiner à l’hydrogène dans un milieu anaérobie pour donner du méthane, gaz dont on connait la toxicité. Il ne faut donc jamais enfouir le bois dans le substrat pour le maintenir stable. Lors d’un enfouissement du bois l’on risque non seulement de voir se dégrader rapidement la partie enfouie dans le sol, mais également de voir se produire des fermentations.

Ces fermentations sont crées dans un premier temps par des bactéries anaérobies productrices d’acides, et dans un deuxième temps par des bactéries anaérobies méthaniques. C’est ainsi que l’on risque à la fois de polluer le milieu et de voir le pH baiser sensiblement (acidose).

Des techniques diverses existent pour maintenir immergés les bois selon que l’on désire les voir maintenus à la vertical ou l’horizontale.
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Re: Bois & Racines

le 2009-02-22, 9:28 am
BOIS MAINTENUS A LA VERTICALE

Avec beaucoup de chance on pourra trouver sur les berges des torrents, ou sur les berges des rivières au lit caillouteux, des pièces de bois (racines - souches) dans lesquelles sont encastrés des fragments de roches ou des galets. Ces pièces originales sont pour la plupart des racines de Saules qui au cours du développement de leur rhizosphère sur le sol caillouteux ont emprisonné des pierres dans leurs entrelacs. Solidement encastrées ou même noyées au cœur du réseau radiculaire, les pierres lestent naturellement ces pièces de bois que nous pourront alors immergés sans problème.

si l’on n’a pas la chance de trouver ces pièces, l’on pourra prendre exemple du travail de dame nature à l’aide de racines assez solides pour résister au coincement d’une pierre dans leur réseau radiculaire. On choisira une racine ou une souche noueuse et un galet de silex proportionné à la taille de la pièce de bois. Un marteau et une gouge à bois nous serviront à creuser une cavité dans les nœuds situés à la base de la racine ou de la souche. Cette cavité une fois creusée devra être un peu plus juste que le galet. Le galet ajusté sur l’entrée de la cavité (entré légèrement plus petite, sera introduit de force à l’aide de quelque coups de marteau). La pièce ainsi lestée sera simplement posée sur le sol de l’aquarium et se tiendra à la verticale. Pour rehausser l’effet esthétique nous pourrons disposer autour de la pièce quelques autres galets (de volume divers).

Une autre technique consiste à creuser le cœur d’une branche d’arbre mort et d’y coincer ensuite des cailloux. L’on choisira de préférence une branche issu d’une pièce d’eau naturelle (non polluée). Le choix se portera également sur une branche dont la partie la plus épaisse (base) montre un pourrissement des rayons médullaires du liber et de la moelle. A l’aide d’une gouge à bois l’on creusera dans les tissus morts pour approfondir la cavité. Lorsque cette dernière sera assez profonde on y enfoncera quelque petits galets pour terminer par un "bouchon" de roche lourde et neutre (Grés, Schiste, Basalte, Quartz, etc.). Pour tailler ce "bouchon rocheux" il est préférable de choisir des roches pouvant facilement se débiter en fragments assez longs (Grés, Schiste, etc.) de façon à laisser dépasser de la branche une partie de la roche qui elle, pourra être enfoncée sans crainte dans le sol.

Si nous avons à faire à un bois encore très dur (chêne) nous fixerons alors à l’extérieur un fragment de roche. Pour lester cette branche, il suffit d’effectuer à sa base une perforation par la quelle sera passé un fil de cuivre rouge. Ce fil d’un diamètre approximatif de 1,5 mm au minimum va servir à lier la pièce à un morceau de roche lourde et neutre. Ainsi agencée la roche sera enfouie dans le sol et la branche se maintiendra à la verticale au-dessus su substrat.

La technique du lestage à l’aide de roches enterrées permet ainsi de sauvegarder l’esthétique tout en évitant les inconvénients des fermentations putrides.

Si vous avez à votre disposition des petits troncs ou branches assez épaisses, vous pouvez les scier à leur base la plus large de façon à présenter une assise plane et de grande surface. Sur cette surface plane vous appliquerez une semelle de ferraille (plaque de fer assez épaisse) qui sera fixée à l’aide de longs pitons en fer (éviter l’emploi du fer galvanisé). Le fer n’est pas toxique et peut entrer en contact avec le sol. D’ailleurs la présence de fer dans l’aquarium peut être bénéfique si l’on a soin d’ajouter mensuellement une pincée de Chelat qui permettra de solubiliser l’oxyde de fer pour qu’il soit assimilé par les plantes de l’aquarium.

NDLR il me semble utile de porter à la connaissance des aquariophiles désirant ramasser des bois morts pour décorer leurs aquariums que ce ramassage sur des domaines privés, communaux ou domaniaux est soumis à l’obtention d’une autorisation préalable accordée par :

- Le propriétaire du domaine (domaine privé).

- L’O.N.F. (Centre de gestion) du département (domaines : communaux et domaniaux).

Le ramassage du bois mort tombé à terre ou à l’eau sans autorisation est en contravention avec l’article R. 331.6 du Code Forestier.

LES BOIS FOSSILES

Le terme de "bois fossile" prête souvent à confusion et consécutivement l’on a tendance à réunir sous cette appellation tous les bois fossilisés, alors qu’en réalité ils sont de natures très différentes. Leurs origines les distinguent d’ailleurs sans équivoque. C’est ainsi que nous pourrons scinder les bois fossiles en quatre groupes en se référant à la nature du site duquel ils sont extraits, à savoir :

- Les bois fossiles issus des tourbières oligotrophes (tourbières supra aquatiques ou tourbières hautes à prédominance de Sphagnum.

- Les bois fossiles issus des sédiments organiques (tourbières calciques ou sites mésotrophes et eutrophes = marais, marigots, sols humides et argileux, lacs, etc.).

- Les bois fossiles issus des sédimentations fluviatiles (ballastières, gravières sur lits d’anciens fleuves).


- Les bois fossiles pétrifiés (ou siliceux) issus des forêts fossiles encore présentes dans certaines régions chaudes et désertiques d’Afrique (Libye), et d’Amérique du Nord.

En tenant compte du site d’extraction, de leur structure et de leur couleur ces différents bois fossiles se présentent sous les aspects suivants :

- Bois des tourbières oligotrophes : bien conservés, relativement durs et de couleurs rougeâtres.

- Bois des tourbières calciques et sites mésotrophes - eutrophes : en partie dégradés, spongieux et de couleurs noirâtres. Souvent une odeur d’œufs pourris émane de ces bois.

- Bois en voie de carbonisation (Lignite) : bien conservés, durs, de couleur brun foncé à noirâtre.

- Bois des sédiments fluviatiles (sous sable et graviers) : très érodés, spongieux et parfois fibreux. Couleurs brunâtres.

- Bois pétrifiés : très lourds, secs, de couleurs grisâtres.

Voyons maintenant avec plus de détails la genèse de ces différents bois fossilisés et les possibilités qu’ils nous offrant dans la construction du décor d’aquarium.

BOIS FOSSILES DES TOURBIÈRES OLIGOTROPHES

Le sujet étant déjà évoqué il me semble inutile d’y revenir.

BOIS FOSSILES DES TOURBIÈRES CALCIQUES

Les bois, comme d’ailleurs toutes matières organiques végétales mortes, sont voués à être décomposées et minéralisés. Ces activités de décomposition et de minéralisations s’effectuent plus ou moins vite selon que les conditions du milieu sont plus ou moins favorables. Dans un milieu très riche en oxygène (aérobiose) la matière végétale est rapidement dégradée par l’activité biologique des bactéries. La première phase de cette décomposition est essentiellement réaliser par les bactéries cellulolytiques (myxobactèries), par les bactéries protéolytiques (Proteus) et les champignons macrophytes qui attaquent en priorité la cellulose et les protéines du bois. Dans des conditions idéales d’oxygénation et de pH cette activité aboutit à la dégradation d’environ 70% du volume du bois. Les résidus de cette première phase sont quant à eux beaucoup plus difficiles à dégrader. En effet la deuxième étape de la transformation c’est-à-dire la minéralisation n’intervient chaque année (dans les conditions les plus favorables = aérobiose et pH optima) que sur 3% de la masse résiduelle du bois. Ces résidus appelés complexes colloïdaux sont relativement stables et résistants à l’action microbienne (humification). En revanche, dans un milieu dépourvu d’oxygène (anaérobiose) et à pH acide l’ensemble des processus de décomposition et de minéralisation est considérablement ralenti. Lorsque le bois est complètement soustrait aux phénomènes de la décomposition et de minéralisation il devient un FOSSILE.

Quels sont ces milieux anaérobies qui permettent la fossilisation des bois? Ils sont de plusieurs types tels : les tourbières calciques, les marais, les marigots, les sols humides & argileux, etc., tous sont des milieux réducteurs.

Les marais, par exemple, sont des milieux généralement très pauvres en oxygène et leur acidité contribue également au ralentissement du processus de minéralisation, lorsqu’on sait que l’activité des bactéries cellulolytiques est arrêtée en dessous d’un pH de 6. Peu d’organismes peuvent vivre dans ces milieux de sorte que la décomposition et la minéralisation sont quasiment nulles. Les bois s’accumulent, coulent et forment des couches superposées constituées de débris peu transformés et de produits intermédiaires comme par exemple la lignine.

Parfois certains lacs possèdent des zones d’eaux réductrices (lac d’Annecy) où se sont accumulées des couches de matières végétales non dégradées (bois) et dont l’épaisseur atteint plusieurs dizaines de mètres.

Les sols humides argileux sont également des milieux favorisant la fossilisation des bois. Les argiles « gonflantes » alliées aux oxydes de fer et d’aluminium forment des complexes stables qui retardent la minéralisation des bois. En marais et dans ces sols argileux les bois sont assez bien conservés, leur structures cellulosique est presque intacte. Cependant les bois issus de tous ces milieux anaérobies ne sont pas très recommandés pour la réalisation d’un décor en aquarium car ils risquent de contribuer à la pollution du bac par dégagement de méthane ou de gaz sulfureux.

LIGNITE

Exceptionnellement dans certains sites marécageux ou alluvionnaires des bois fossiles ont commencé à se carboniser par suite à la perte des atomes d’hydrogène. Ces bois fossiles en voie de carbonisation sont connus depuis longtemps sous le nom de lignite. Ces bois en partie carbonisés sont d’un âge plus récent que la houille puisqu’ils datent du secondaire et du tertiaire. Leur pouvoir calorifique est très inférieur à celui des charbons ce qui explique la non exploitation ou l’abandon des gisements au profit de la houille. Le lignite se forme principalement dans les marécages ou les sites alluvionnaires des régions tropicales, mais l’on trouve également des gisements en France dans les Bouches-du-Rhône (bassin de Fuveau), dans les Landes, en Allemagne orientale. Le lignite convient parfaitement à la décoration des aquariums d’eau douce, des aquaterrariums et des paludariums. Ce matériau plus dur que le bois fossile résistera plus longtemps à l’inéluctable dégradation, en revanche il est difficile de le creuser pour y introduire les racines des plantes palustres, seule les mousses se fient très bien sur sa surface rugueuse.

BOIS FOSSILES DES SÉDIMENTS FLUVIATILES

Ces bois plus grossiers mais plus "sains" sont issus des ballastières et gravières situées sur les anciens lits des grands fleuves tels le Rhin, le Rhône, l’Allier, etc. c’est dans les couches sédimentaires composées de gravier, sables grossiers et de galets que l’on trouve de très grosses pièces de bois (des troncs entiers parfois). Les sédiments fluviatiles forment des couches très épaisses de plus de 50 mètres, et même parfois 800 mètres comme dans la Vallée du Rhin. Les bois trouvés dans ces endroits datent approximativement du pliocène et du quaternaire et quoiqu’ils soient catalogués comme bois"récents" ils n’en ont cependant pas moins de quelques millions d’années d’âge. Les essences sont identiques à celles qui peuplent nos forêts actuelles.

Pour nous aquariophiles la découverte de ces bois fossiles nous oblige à rechercher des gravières qui utilisent une technique d’exploitation traditionnelle c’est-à-dire à l’aide d’une benne dragueuse. Cette technique permet en effet de "sortir" des pièces fossiles de respectables dimensions, alors que l’exploitation de la gravière à l’aide d’un système à succion ne prélève dans ce dernier cas que des fragments de petite taille.

Les bois issus des sédiments fluviatiles sont pour ainsi dire très propres mais en revanche de formes peu tourmentées comparées aux bois issus des sédiments organiques (tourbières). Cet aspect "érodé" provient du fait que ces bois sont constitués de troncs arrachés aux forêts riveraines et charriés avec des matériaux abrasifs sur de longues distances, ce qui a eu pour cause l’érosion de leur structure arborescente. L’âge du bois fossile dépend naturellement de la profondeur de la couche sédimentaire de laquelle il a été retiré. Les bois retirés des couches superficielles présentent un aspect fibreux, alors que ceux issus des couches plus profondes sont spongieux. Le bois fossile issu des sédiments fluviatiles présente de nombreux avantages : il convient esthétiquement à la décoration des aquariums grâce à ses couleurs naturelles et à ses formes. Il peut être découpé, sculpté, troué et taillé à volonté à l’aide d’un simple couteau. Il n’augmente pas trop le poids de l’aquarium ayant la même densité de l’eau. Il ne blesse pas les poissons du fait de sa spongiosité. Il ne modifie pas le pH et le TH de l’eau. Il est dépourvu de germes pathogènes puisqu’il est issu d’un milieu oligotrophe. Il peut servir de support nourricier aux plantes aquatiques (Cryptocoryne, Acorus, Aglaonema, Anubias, Lagenandra, etc.). Pour maintenir ces plantes sur le bois fossile spongieux, il suffit de creuser des alvéoles dans les quelles on dispose les racines avec un peu de tourbe de Sphagnum, l’enracinement s’effectuant ensuite très rapidement.

Une recommandation très importante est à faire : NE JAMAIS LAISSER ce bois fossile sécher complètement car il se rétracte et se crevasse profondément. A l’état sec il sera difficilement immergeable.


Dernière édition par Koi1 le 2011-01-24, 11:11 am, édité 1 fois
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Re: Bois & Racines

le 2009-02-22, 9:38 am
BOIS PÉTRIFIÉ OU SILICIFIÉ



Le terme de bois pétrifié peut nommément prêter à confusion. J’ai souvent remarqué que ce bois est souvent confondu avec les lois fossiles issues des sédiments fluviatiles. Il est également confondu "géomorphologiquement" avec les tufs et stalactites / stalagmites avec lesquels on serait tenté de trouver une certaine ressemblance d’aspect et de texture.

Les gisements de bois pétrifiés sont peu nombreux à travers le monde. Ces gisements existent principalement en Afrique (Libye - Éthiopie) et en Amérique du Nord. Ils se présentent sous la forme de troncs d’arbres (ou fragments) entièrement silicifiés et couchés à même le sol.

Les phénomènes de silification (fossilisation par la Silice (SiO2)) sont encore assez obscurs. L’on sait d’une part, que la Silice existe sous forme soluble qu’à très faible concentration (140 ppm au plus) dans les sols humides et l’eau, et, d’autre part, que la Silice colloïdale est également présente dans la membrane minéralisée des végétaux pour assurer leur rigidité (tige). La Silice colloïdale est surtout remarquée chez les plantes appartenant aux familles suivantes : Equisétacées, Graminées, Cypéracées, etc. chez les graminées ont sait que le Silice représente 4 à 5% de Silicium par rapport à leur poids à sec.

La théorie la plus logique sur la genèse de ce bois silicifié consiste à dire que lorsque postérieurement, des eaux riches en Silice percolent ce milieu d’accueil (bois en la circonstance) on peut assister à un remplacement molécule par molécule de la matière organique par des molécules de Silice (SiO2). Ce phénomène de substitution s’appelle l’ÉPIGÉNIE organique. Notons que cette "substitution" s’effectue en conservant intégralement la structure d’origine du bois.

Ce qui est plus intéressant à savoir, pour nous aquariophiles c’est la nature de ce bois pétrifié afin d’en déterminer les avantages et les inconvénients de son utilisation en aquarium.

De prime abord le bois pétrifié a pour avantage d’être un matériau inerte car exclusivement composé de matière inorganique. Il est quasiment identique aux roches Siliceuses (voir l’article sur les roches). Sur le plan esthétique je dirais même qu’il confère au décor de l’aquarium un caractère plus "naturel" en raison de sa structure ligneuse. Il permet en somme de conserver indéfiniment ce bel aspect du bois sans en craindre l’oxydation, c’est-à-dire la décomposition. Autres avantages : sa dureté est importante, il est chimiquement neutre et presque insoluble.

Le bois pétrifié a pour inconvénients :

- Sa dureté qui présente un certain danger par la présence d’esquilles sur lesquelles les poissons peuvent se blesser dans leur fuite. Pour remédier à cet inconvénient il suffit d’éroder les parties aiguës à l’aide d’un morceau de grès. La dureté du bois pétrifié présente également un danger pour les glaces de l’aquarium qu’il peut rayer accidentellement en cas de chute ou lors de sa manipulation à l’occasion de l’aménagement du décor. A ce propos un petit "truc" pour éviter de rayer les places : il suffit de recouvrir intérieurement ces dernières avec un carton fort que l’on enlève lorsque le décor est construit.

- sa propension à acidifier très légèrement l’eau lorsque cette dernière est fortement déminéralisée.

Rassurons nous le bilan est cependant positif, et, nombreux sont les aquariophiles qui utilise ce bois pétrifié et qui sont pleinement satisfaits. D’ailleurs rares sont les expositions aquariophiles qui ne présentent pas au public un aquarium décoré à l’aide de bois pétrifié.

A l’aide de ce bois silicifié les combinaisons d’agencement du décor sont multiples. C’est ainsi que nous pourront disposées des fragments de bois pétrifié en "couches" superposées et orientées dans une même direction. Nous pourrons également réaliser des motifs de décors à la verticale, à l’horizontale ou en oblique. Ce bois se prête très bien à la réalisation de terrasses. Cependant pour ne pas perdre l’unité "géologique" de la composition de notre décors, il conviendra de ne pas mélanger le bois silicifié à des roches de différentes natures.

un aquarium nanti d’un décor en bois silicifié conviendra particulièrement à la maintenance de poissons réputés "acidophiles" tels les genres : Hemigrammus, Thayeria, Petitiella, Hyphessobrycon, Microbrycon, Mimagoniates, Cheirodon, Megalomphodus, Nematobrycon, Crenuchus, Pyrrhulina, Copella, Arnoldichthys, Alestes, Micralestes, Chilodus, Chiloduss, Nannostomus, Poecilobrycon, Gasteropelecus, Carnegiella, Rasbora, certains Cichlidés : Symphysodon, Crenicara, Microgeophagus, Uaru, Nannochromis, etc.

Pour conclure ce chapitre consacré au bois silicifié il apparaît opportun de faire part ici d’une petit réflexion "écologique" à propos de ce bois fossile. Le bois silicifié étant assez rare et "témoin paléontologique" il serait souhaitable de ne pas jeter ces belles pièces après abandon de l’aquariophile et de les confier soit à un institut spécialisé ou à une Association de minéralogie.

LES ÉCORCES



Les écorces d’arbres nous offrent de multiples possibilités en ce qui concerne la décoration intérieures et extérieure des aquariums. Ces écorces seront sélectionnées d’abord en fonction de leurs qualités ornementales mais également en tenant compte de la nature de leurs constituants qui peut ou non créer des problèmes de toxicité.

- Sous le terme de décoration intérieures sont à inclure dans ce chapitre les écorces pouvant être immergées dans l’eau de l’aquarium sans risque de pollution ou de toxicité. Malheureusement leur nombre est assez restreint si nous désirons nous entourer de toutes les garanties sanitaires.

- Quant au terme de décoration extérieure nous entendons par ce propos y inclure les écorces montées sur un support et qui servent à créer un décor hors de l’aquarium, c’est-à-dire plaqué sur l’extérieur de la glace arrière. Ces écorces suspectées de toxicité pourront donc produire sans danger leur plus bel effet ornemental.

Il ne sera pas question dans ce paragraphe des écorces servant à "l’habillage" de l’aquarium, ce sujet se situant dans un autre contexte de la décoration.

ORGANISATION EXTERNE DU TRONC D’ARBRE (L’ÉCORCE)

Les écorces contenant des substances inoffensives, comme les écorce recélant des produit toxiques ont néanmoins toutes deux une génèse similaire sur laquelle il est bon de s’attarder quelque instant afin de bien connaître ce "matériau".

Les écorces qui proviennent des essences les plus diverses sont en somme le résultat d’une «croissance en épaisseur» au moyen d’un tissu repoussé vers l’extérieur. L’écorce est le tissu extérieur qui recouvre le liber, ce dernier reposant lui-même sur le cambium. Le cambium produit tour à tour du liber «dur» (tissu essentiel) et du liber «mou» (tissu criblé de cellules largement ouvertes). Chez les résineux ces cellules ouvertes peuvent collecter et conserver des sécrétions nocives pour nos poissons, alors que chez d’autres essences ces cellules se vident de leurs substances dès qu’elles sont détachées de l’arbres.

L’ensemble des tissus de l’écorce est essentiellement composé de lignines. Les lignines sont de substances amorphes, résistantes et insolubles (dans les solvants habituels). Elles participent avec la cellulose à la constitution des membranes squelettiques des cellules lignifiées.

La texture de l’écorce se modifie d’une façon importante au fur et à mesure de la croissance de l’arbre. A certain moment l’écorce s’étire par suite de l’élargissement du tronc (croissance du bois). Ce déchirement de l’écorce provient du fait que le tissu cortical ne peut suivre l’augmentation du volume du bois. Le déchirement ou éclatement du tissu cortical aboutit à l’aspect plus ou moins prononcé de ce que l’on pourrait appeler la "sculpture" de l’écorce. Chez certaines essences d’arbres comme par exemple le Pin les différentes couches plus ou moins anciennes de l’écorce (périderme) se heurtent et éclatent pour donner naissance à une structure extérieur "écailleuse".

Lors de la récupération de l’écorce sur un tronc d’arbre mort, suivant l’essence à la quelle nous avons affaire, nous pourrons décoller soit seulement l’écorce (pour la plupart des essences) ou soit l’écorce accompagnée du liber / cambium (pour le liège). Hormis le liège, les écorces ont pourvues d’espaces intercellulaires qui permettent les échanges gazeux. Dans ce cas dès qu’elles sont décollées de l’arbres elles restent perméables à l’eau favorisant du même coup l’installation de champignons et bactéries macrophytes qui vont participer plus ou moins rapidement à la décomposition du tissu cortical.


Dernière édition par Koi1 le 2011-01-24, 11:23 am, édité 2 fois
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Re: Bois & Racines

le 2009-02-22, 1:15 pm
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QUELQUES ESSENCES TYPES A EMPLOYER POUR LA DÉCORATION

Les écorces des essences de nos l’attitudes conviennent pour la plupart à l’emploi que nous leur destinons. Sachons cependant qu’en dehors des produits résultant de la synthèse chlorophyllienne (glucose et amidon) il faut tenir compte que le « métabolisme » des arbres engendre la production de « substances végétales secondaires » qui peuvent pour certaines d’entre elles porter préjudice à la santé de la faune et flore de l’aquarium. C’est ainsi que pour nos besoins spécifiques nous diviserons les écorces en 3 groupes :

-A. Les écorces pouvant être immergées directement dans l’eau de l’aquarium après un traitement sommaire.

-B. Les écorces pouvant être immergées directement dans l’eau de l’aquarium après un traitement élaboré.

-C. Les écorces à utiliser impérativement hors de l’aquarium.

En fonction de ces critères examinons maintenant quelques exemples d’essences typiques.

GROUPE A

Chêne-liège :

L’écorce de cet arbre mérite bien à elle chapitre entier car elle constitue un matériau privilégié dans bien des domaines est en particulier en ce qui concerne la décoration des aquariums.

Le Chêne-liège tout comme le Chêne appartient à la famille des Fagacées, au genre Quercus et à l’espèce suber. il pousse dans les pays à climat doux et été chaud. Quercus occidentalis est l’espèce que l’on rencontre le plus souvent dans le midi de la France. Pour la production de liège industriel c’est Quercus occidentalis qui est principalement cultivé en chênaie pure ou mélangé à d’autres cultures. Quercus occidentalis et Quercus suber poussent principalement dans la partie méridionale de l’Europe : Espagne, Portugal, France et Italie (Sicile - Sardaigne), quant à l’espèce suber on la rencontre dans toutes l’Afrique du nord.

L’exploitation du liège s’effectue sur des arbres âgés au moins d’une trentaine d’années et dont le diamètre est d’environ 50 cm. L’opération de décollement de l’écorce au moyen de couteaux spéciaux se nomme le démasclage. Le démasclage à lieu depuis la mi-mai jusqu’à la mi-août. Pour prélever l’écorce l’on effectue deux incisions annulaires et deux incisions verticales aux dimensions voulues. Les premiers lièges qui sont enlevé est appelés liège vierge ou liège mâle. Après ce premier démasclage l’écorce se reforme peu à peu sur une période d’environ 10 ans. Après ce temps l’on peut effectuer un deuxième démasclage du liège qui dans ce cas se nommera alors : liège de reproduction ou liège femelle.

ORGANISATION EXTERNE DU TRONC :

Chez le Chêne-liège le processus de croissance de l’écorce est le même que pour les autres essences, c’est-à-dire qu’il y a une «croissance secondaire en épaisseur» au moyen d’un tissu cortical repoussé vers l’extérieur et qui finalement se déchire.

La particularité du liège réside dans le fait suivant : les cellules du tissu cordial sont recouvertes de lamelles de subérine qui font obstacle à l’entrée d’eau chargée des substances nourricières. La subérine qui est le constituant principal du liège est une cire composée d’esters d’acides gras et de monoalcools à longue chaîne, insaponifiables, imperméable et non mouillable qui confère au liège ses qualités d’imputrescibilité (qualité essentielle pour son usage en immersion permanente dans l’eau de l’aquarium). En raison de sa composition et son indissolubilité dans l’eau la subérine ne libère pas de produits toxiques.

La zone la plus externe de l’écorce de liège, là où les couches se multiplient activement est appelée subérophelloderme. Cette assise produit vers l’extérieur des couches qui meurent et se vident de leur contenu après avoir incrusté leurs parois de subérine. Les conséquences dues à la mortification des tissus extérieurs et à l’imperméabilisation des tissus intermédiaires seraient catastrophiques pour l’arbre si cette écorce ne possédait pas de petites ouvertures (lenticelle) qui permettent l’entrée de l’air. Il est à noter que contrairement aux autres écorces le premier cambium du liège reste continuellement en activité, ce qui permet au Chêne-liège de former une nouvelle écorce lorsque le première est tombée ou a été enlevée.

QUEL LIÈGE EMPLOYER ?

Hormis son exceptionnelle valeur ornementale le liège possède d’autres qualités notamment: la légèreté, l’élasticité et une grande résistance à la décomposition. Cette dernière propriété due à la présence de la subérine nous incitera donc à choisir en priorité l’écorce de l’espèce suber qui contient davantage de subérine (imputrescibilité accrue). Industriellement les écorces de lièges sont démasclées en diverses dimensions et sont trempées dans l’eau bouillante ou passées à la vapeur pour les aplanir. Les plaques de liège vierge ont une épaisseur qui peut aller jusqu’à 10 cm, en revanche l’épaisseur du liège de production est nettement inférieure.

Quant aux plaques de liège commercialisées elles portent les noms suivant: «Primat» pour le liège vierge et «brut» pour le liège de production. Les dimensions commercialisées sont le plus souvent : 305 X 305 X 12 à 16 mm d’épaisseur; 300 X 100 ou 100 X 100 X 15 mm d’épaisseur. Ces dimensions peuvent varier selon les normes propres à chaque producteur.

Les plaques de liège «pur» ou «aggloméré» sont de plus en plus utilisées pour le revêtement des murs et plafonds des salons, bibliothèques, salles de bains, etc.

RECOMMANTATIONS

Il est impérativement recommandé pour ce qui concerne l’emploi du liège à immerger dans l’eau de l’aquarium de se servir uniquement de liège «pur» (vierge ou de production). S’informer également si le liège «pure» n’a pas subi un traitement antiseptique, fongicide et autre qui pourrait nuire à la santé des poissons.

Quant aux plaques de liège «aggloméré» ou en «écailles collées sur un support», elles sont exclusivement réservées à la décoration extérieure (hors de l’aquarium, plaquées sur l’extérieur de la glace arrière). En effet le liège aggloméré est constitué de fragments d’écorce (plus ou moins gros) liés ensemble à l’aide de colles ou résines plus ou moins suspectes.

Hêtre :


Arbre forestier de la famille des Cupulifères et du genre Fagus. Cet arbre très répandu en France pousse dans les régions humides sur sol basique à neutre. Il possède une écorce peur sculptée et grisâtre. L’inconvénient du peu de relief de son écorce est compensé par le fait qu’elle est dépourvue de substances nocives. Autre avantage : son tissu cortical est plus résistant à la décomposition car le processus de sa formation est similaire à celui du liège.

Saule :


Arbre poussant sur les berges des pièces d’eau et dans les lieux humides sur un sol acide. Il appartient à la famille des Salicacées et au genre Salix. Ce genre comprend pas moins de 160 espèces dont la plupart sont des hybrides. L’écorce de Saule présente plusieurs aspects de sculptures. Sur les arbres morts on peut également détacher le périderme (bois périphérique) qui se présente sous la forme d’une lame mince, consistante et au relief tourmenté. L’écorce de Saule contient très peu de tanins, mais en revanche beaucoup de dérivés de l’acide salicylique dont notamment le Saligérole. Ces dérivés de l’acide salicylique ont des pouvoirs antiseptiques et fongicides. Ils sont d’ailleurs employés à la fois en pharmacie et dans la conservation des aliments périssables.

Peuplier :


Arbre des lieux humides appartenant à la famille des Salicacées et au genre Populus. On distingue beaucoup d’espèces pour la plupart hybrides. L’écorce est blanche, mince et ne contient que très peu de tanins (2 à 3% environ). En revanche elle recèle tout comme le Saule de nombreux dérivés de l’acide salicylique.

GROUPE B

Chêne:


Arbre très commun dans toutes les régions à sols acides. Il appartient à la famille Fagacées et au genre Populus. Il existe de nombreuses espèces distribuées en Europe septentrionale : Chêne pédonculé, Chêne rouvre, Chêne pubescent (écorce très riche en tanins) et en Europe méridionale : Chêne vert, Chêne zéen, Chêne kermès. L’écorce de la plupart des espèces contient de 8 à 20% de tanins. Ces tanins sont le plus souvent solubles mais des dérivés restent insolubles (tanins condensés). Les tanins sont très dangereux pour la faune et la flore de l’aquarium car ils dénaturent les enzymes, précipitent les protéines et exerce en fin de compte un pouvoir astringent. L’astringence des tanins s’exerce surtout au niveau des muqueuses des animaux aquatiques, dont ils «tannent» les tissus provoquant ainsi une asphyxie par réduction des échanges gazeux. Heureusement une grande partie des tanins peuvent être éliminés par lessivage.

Orme :



Arbre pousse aussi bien en plaine (Orme champêtre) qu’en montagne (Orme blanc). Il appartient à la famille des Ulmacées et au genre Ulmus. Son écorce est assez sculptée et contient assez de tanins (% inférieur au Chêne). Effets négatifs sur la faune aquatique (voir = Chêne).

GROUPE C

Bouleau :


Arbre poussant dans les régions froides et tempérées sur sols pauvres. Il appartient à la famille des Bétulacées et au genre Betula. L’espèce la plus commune est Betula alba. Son écorce blanchâtre et parcheminée est très caractéristique. Outre sa minceur cette écorce est riche en tanins et en goudron toxique. Effets négatifs sur la faune aquatique, (voir = Chêne).

Pin :


Arbre poussant dans les région tempérés et froides sur sols acides ; deux genres de Pin sont assez différents : le Pin maritime et le Pin sylvestre. Le Pin appartient à la Classe des conifères et au genre Pinus. Ce résineux comme la plupart des conifères possède une écorce très sculptée (en écailles) mais qui en revanche contient des substances nocives pour la faune aquatique. Ces substances connues sous le nom de terpènes forment les principaux constituants des inclusions huileuses. Ces huiles assez volatiles sont néanmoins réfrigérantes. Les écorces contiennent également des résines (produits d’oxydation des terpènes) dont l’un des sous-produits est la térébenthine. Le pouvoir réfrigérant de ces huiles provoque les mêmes inconvénient que ceux occasionnés par les tanins (voir = Chêne) auxquels s’ajoutent les effets toxiques des Terpènes.

Sapin :


Arbre à peu près identique au Pin. Son écorce quoique également écailleuse possède en revanche une trame plus fine. Effets négatifs sur la faune aquatique : voir = Pin.

Voici résumé pour le principal les écorces types auxquelles bien sûr peuvent s’ajouter d’autres essences continentales ou exotiques. Dans tous les cas il faudra impérieusement avant leur emploi se renseigner sur les substances qu’elles peuvent contenir. A la moindre suspicion il faudra les utiliser uniquement pour la réalisation de décors extérieurs.

TRAITEMENTS ET APPLICATIONS DES ECORCES

NETTOYAGE DES ECORCES

Les écorces appartenant à tous les groupes cités précédemment devront être d’abord grossièrement nettoyées pour éliminer les parties en voie de décomposition ou celles attaquées par les insectes. Pour effectuer ce travail nous utiliserons des brosses à poils durs et raides (Chiendent, nylon, etc.) ou la rigueur des brosses métalliques. Notons cependant que le travail avec une brosse métallique doit s’effectuer avec beaucoup de délicatesses sinon l’on risque d’éroder l’écorce, et de lui faire perdre ainsi son relief tourmenté qui constitue l’essentiel de sa qualité ornementale. En revanche, on pourra utiliser les pinceaux métalliques pour extirper le «bois» en décomposition des recoins les plus profonds de l’écorce.

Ce travail préliminaire accompli, nous allons maintenant passer à un nettoyage et à une aseptisation de l’écorce en profondeur. Ce travail plus élaboré ne sera entreprit que pour les écorces appartenant aux groupes A & B. Pour ces deux groupes d’écorces un rinçage à grande eau (jet sous pression) éliminera les fines particules (poussières de bois) qui n’ont pu être enlevées à l’aide des brosses. Ce nettoyage au jet d’eau sera également pratiqué sur les écorces appartement au groupe C, de façon à qu’elles présentent un aspect de parfait propreté lors de leur utilisation en décoration extérieur. En ce qui concerne les écorces des groupes A & B qui elles seront immergées dans l’aquarium il est aisé de comprendre de que leur traitement doit être poursuivi avec beaucoup plus de soins.

Toutes les écorces des groupes A & B devront être aseptisées pour empêcher une éventuelle pollution organique après leur immersion. Certaine d’entre-elles devront être débarrassées de l’excès des substances astringentes (tannins) ou acides qu’elles recèlent.

Pour les écorces ne contenant pas de tanins ou de substances acides leur passage dans un autoclave (aseptisation à la vapeur sous pression) peut suffire. Le traitement en autoclave devra durer au moins 1 heure car les germes bactériens, champignons et autres organismes pathogènes sont très bien protégés de la vapeur par la structure même de l’écorce. En ce qui concerne les écorces contenant des substances astringentes ou acides, elles devront être bouillies pendant plusieurs heures et ensuite abondamment rincées à l’eau courante. Pour ces dernières l’on pourra également effectuer un traitement à chaud dans une solution de soude caustique à faible concentration qui à été décrite plus haut dans l’article dans STÉRILISATION DES BOIS.


Dernière édition par Koi1 le 2011-01-24, 2:14 pm, édité 3 fois
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Re: Bois & Racines

le 2009-02-22, 1:24 pm
MONTAGE SUR PANNEAUX POUR DECORATION EXTERIEURE

Lorsque les écorces ont été consciencieusement nettoyées nous pourrons alors employer cette s appartenant au groupe C (entre autre) pour réaliser des panneaux décoratifs qui seront ensuite maintenus contre la paroi arrière de l’aquarium. En ce qui concerne la disposition de ces panneaux deux solutions sont possibles : soit que le panneau est appliqué contre la glace arrière, ou soit qu’il en est distant de quelques centimètres. Dans le premier cas on se contentera seulement de fixer le panneau contre la glace. En revanche, dans le second cas nous disposerons dans l’intervalle (entre la glace arrière et le panneau) un tube fluorescent qui sera chargé d’illuminer et de mettre en relief le décor d’écorces fixé sur le panneau (ce système sera ultérieurement développé au chapitre DECORATION).

Les panneaux décoratifs sont réalisés à l’aide d’écorces simplement clouées ou collées sur un support plan, rigide, léger et de faible épaisseur. Ce support pourra être choisi parmi les matériaux suivants: contre-plaqué, aggloméré, isorel, planche de bois plein, etc. l’essentiel est de pouvoir y clouer les écorces à l’aide de petits clous sans tête. Si parfois nous devrons employer des clous à tête (au cas ou l’écorce est trop friable) nous pourrons alors oxyder les têtes avec une goutte d’acide fort. La rouille qui se forme au bout de quelques jours fait disparaître le reflet métallique et se confond dans le décor.

Pour le collage des écorces le choix des supports est dans ce cas très étendu: matériaux cités ci-dessus auxquels s’ajoutent : verre, plastiques, etc. pour coller le écorces il faut bien entendu utiliser des colles appropriées à la nature de ces supports. La toxicité éventuelle de ces colles n’a aucune importance puisque ces panneaux ne seront jamais en contact avec l’eau de l’aquarium.

TRAVAUX PREPARATOIRES POUR LES ECORCES ET PANNEAUX (EXTERIEURE & IMMERGES)

En ce qui concerne les écorces à immerger directement dans l’eau de l’aquarium (hormis le liège qu’ont à déjà parler), il existe une technique qui consiste à les enduire de résine époxyde pour les "isoler" de l’eau. Cette technique permet également d’élargir le choix des écorces sous réserve que l’enduit synthétique ne se craqueler pas. Pour éviter cet inconvénient il convient de choisir des écorces à structure compacte (peu plastique) et de les soumettre à un traitement à la soude caustique de 10 gr/Litre (pour plus de renseignement sur les traitements du bois plus haut dans l’article) pour dissoudre et éliminer toute substance qui pourrait ultérieurement fermenter et faire craqueler l’enduit.

Après tout traitement liquide (à chaud ou à froid) il sera absolument nécessaires de soumettre les écorces à un séchage prolongé pour éviter le gonflement du "bois" ou l’éventualité d’une fermentation anaérobie qui pourraient fissurer l’enduit de résine époxyde et libérer ainsi des substances toxiques. Ce séchage permet également au "bois" d’absorber assez profondément une partie de la résine appliquée au premier badigeonnage. N’oublions pas non plus que les résines époxydes ont la propriété d’absorber l’eau dans une proportion de 8 à 15 %. Ce phénomène participe ainsi favorablement à la déshydratation du "bois".

Il faut encore savoir que le traitement à la soude caustique et le séchage prolongé allège considérablement le poids de l’écorce ce qui provoque consécutivement des difficultés d’immersion. Pour remédier à ce problème de flottabilité il faudra d’abord tenir compte du mode d’utilisation des écorces. En effets trois possibilités nous sont offertes, à savoir:

a) Les écorces sont collées directement sur les glaces de l’aquarium (glace arrière et éventuellement les deux côtés).

b) Les écorces sont collées sur un panneau qui sera lui-même immergé.

c) écorces sont employées sous forme de petits montages isolés.

Dans l’éventualité (a) le collage des écorces (préalablement résinées) sera effectué à l’aide de colles aux silicones. L’application de la colle devra se faire sur une large surface de façon à augmenter l’adhérence à la glace. Pour les petits aquariums et, si l’écorces est en plaque (liège par exemple) nous pourrons simplement coincer cette dernière entre le fond du bac et le rebord supérieur cornière ou renfort).

Dans l’éventualité (b) les écorces sont d’abord résinées puis collées au silicones sur le panneau lourd (glace, verre armé, etc.) qui fera office de lest.

Enfin, dans l’éventualité (c), les écorces une fois résinées seront collées sur une semelles de roche neutre, ou sur un morceau de verre armé. Cette semelle qui servira de lest pourra être enfoncée dans le sol de façon à ne laisser apparaître que l’assemblage d’écorces.

Pour solidariser l’écorce au lest in ne faut jamais faire usage de clous vis, etc., car ces moyens risqueraient de créer des infiltrations d’eau dans le"bois".

Notons encore que les colles à utiliser ne doivent pas être toxiques. En général celles employées pour le collage des aquariums conviennent parfaitement. Les partis de l’écorce à coller (écorces pour décor extérieur) doivent être usinées proprement. Les bois présentant des surfaces non grasses ne nécessite pas de prétraitement. L’humidité du bois ne doit pas dépasser 8 à 10 % au maximum.

Avant l’application de la colle il faut nécessairement revêtir le bois (surface à coller) d’un primaire, en l’occurrence une résine époxyde.

LE RESINAGE

Le résinage (enrobage) des écorces traitées et séchées s’effectue à l’aide de résines époxydes dites "alimentaires". La résine est accompagnée d’un durcisseur. La résine et son durcisseur une fois polymérisés forment un enrobage imperméable à l’eau qui empêchera le "bois" de se désagréger. Cet enrobage de résines va également servir de primaire pour le collage des écorces sur les divers supports.

L’application de la résine avec son durcisseur s’effectue à une température ambiante d’environ 20°C pour favoriser la polymérisation du produit dans les temps normaux. A cette température il convient de badigeonner les "bois" dans les 45 minutes qui suivent le mélange de la résine et de son durcisseur car la polymérisation commence rapidement.

Le mélange résine/durcisseur s’effectue dans les proportions suivantes: 1 partie résine pour 1/2 partie durcisseur. Bien mélanger les deux composants pendants au moins une minute. Appliquer ensuite au pinceau sur l’écorce brute et propre. Soigner l’application de la résine de façon à ne laisser aucun endroit (si petit soit-il) à nu pouvant entrer en contact avec l’eau. Une fois la polymérisation termine, appliquer une nouvelle couche. Trois couches de résines sont au minimum nécessaires pour assurer une bonne étanchéité.

PRESCRIPTIONS D’HYGIENE

Les résines et leurs durcisseurs doivent être manipulés dans les meilleures conditions d’hygiène possibles. L’emplacement du travail doit être ventilé afin que soient évacuées vers l’extérieur les vapeurs de volants dégagées par certains durcisseurs. Il faut éviter le contact des résines et des durcisseurs ou des mélanges avec la peau. Pour cela, il est vivement souhaitable de protéger les mains des manipulateurs à l’aide de gants en caoutchouc. Après le travail, il convient de se laver les mains avec de préférence un savon légèrement acide, et de les essuyer avec des serviettes en papier à jeter après usager. L’emploi de solvants pour le nettoyage de la peau tels que le Trichloréthylène, l’Alcool, l’Acétone, etc. doit être rigoureusement proscrit car ces produits sont beaucoup plus dangereux que le contact des résines.

Les résines et durcisseurs sont à laisser hors de portée des enfants
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Koi1
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Re: Bois & Racines

le 2009-02-22, 1:28 pm
[size=21]LES TIGES (BAMBOUS, ROSEAUX, LIANE, TIGES DIVERSES)[/size]

Les tiges de certains végétaux continentaux et exotiques peuvent judicieusement être employées à la décoration intérieure de l’aquarium et, d’autres à la décoration extérieure.

Pour ce qui concerne la décoration intérieure, notre but vise essentiellement à imiter un biotope particulier commun sur toute la surface de la terre qui est plus connu sous le nom de Roselière. Les Graminées arborescentes qui forment ces roselières vont du robuste Bambou au frêle Phragmite. Toutes cependant offrent le même paysage typique, c’est-à-dire des champs de tiges dressées où s’entremêlent et se côtoient souvent des plantes aquatiques à feuilles rubanées telles les Vallisneries et les Sagittaires. Ce type de biotope est très recherché par certains poissons à corps comprimé et haut qui y trouvent un refuge idéal et, qui de surcroît convient parfaitement comme support de pontes. A ce propos, même le débutant aquariophile sait déjà que le Scalaire est le type même de poisson familier de ce genre de biotope. Hypothétiquement certains auteurs se prêtent à dire que ce poisson a poussé le mimétisme jusqu’à imiter ces tiges en se parant de bandes noires verticales.

Avant de décrire toutes ces plantes palustres dont la tige est l’élément principal il me semble utile de consacrer ici quelques lignes à cette partie du végétal.

Du point de vue botanique la description d’une tige tient en peu de mots: "axe vertical qui porte des feuilles et se termine par un point végétatif". Chez certaines espèces de végétaux les points d’insertion des feuilles (nœuds) et les segments de tige situés entre les nœuds (entre-nœuds) sont nettement marqués comme par exemple chez le Bambou, le Jonc et les Roseaux. Ces tiges dressées seraient d’ailleurs inesthétiques si elles ne possédaient pas ces nœuds et segments qui leur confèrent cet aspect ornemental très apprécié. La croissance intercalaire de ces tiges est très accusée chez les plantes herbacées où les zones de croissance se localisent aux extrémités inférieures des entre-nœuds. En raison de la finesse des parois de la tige située entre les nœuds, la gaine tubulaire possède une membrane partiellement minéralisée sous forme de Silice (Silicium: 4 à 5 % du poids à sec) qui concourt à sa rigidité. Les tiges qui nous intéressent ici au point de vu décoratif proviennent de nombreuses plantes appartenant à l’Ordre des Glumiflorées (plus connues sous le nom de Graminées). Celles qui nous intéressent plus particulièrement sont les Bambous, les Massettes et les Roseaux. D’autres Graminées palustres (Jonc, Scirpus, Carex, Riz, etc.) pourraient éventuellement être employées pour la décoration des petits aquariums, mais elles ont pour inconvénients de posséder des tiges trop grêles et rapidement décomposées après leur immersion. Ces inconvénients nous inciteront à ne retenir pour la réalisation d’un décor intérieur que les tiges offrant une certaine résistance aux micro-organismes macrophytes.

LES BAMBOUS

Les Bambous viennent en tête de liste des Graminées sélectionnées pour la décoration intérieure car ils nous permettent d’abord de proportionner les diamètres des tiges aux volumes des aquariums les plus divers. Quant aux proportions des hauteurs ils ne posent aucun problème.

Les Bambous résistent bien aux micro-organismes macrophytes surtout si nous leurs faisons subir un traitement avant leur immersion. Les Bambous sont représentés dans le monde par 40 genres et 500 espèces environ qui sont pour la plupart origines exotiques. L’Asie méridionale et oriental (Inde, Ceylan, Indonésie, Chine & Japon) recèlent les plus nombreuses et grandes espèces. L’Afrique orientale voit pousser le genre Oxytenanthera quant à l’Afrique occidentale c’est le genre Guaduella qui est le plus répandu dans ses régions humides. Aux Amériques (Brésil, Mexique et Sud-Ouest des U.S.A.) c’est le genre Chusquea qui est le plus répandu.

Les tiges de bambous sont des chaumes composés d’articles presque toujours creux et tubulaires et réunis par des nœuds. Les parois externes des internœuds sont lisses et brillantes, lignifiées et imprégnées de silice (à l’intérieure des chaumes se forment parfois des concrétions siliceuses). Certaines espèces atteignent 30 mètres de hauteur. Sous l’équateur les espèces vigoureuses (nanties de puissants rhizomes) forment des taillis épais.

Les bambous sont divisés en quatre formes:

1) Bambous au chaume aplati ou sillonné de dépressions longitudinales: Phyllostachy aurea (Chine - Japon) nœuds très rapprochés à la base. P. nigra (Chine - Japon) bambou noir et brillant. P. flexuosa (Chine) chaumes poussant en zigzags. P. castillonis chaume à section presque carrée. P. mitis (cultivé en Europe) pousse sur un terrain humide, très résistant atteignant 12 mètres de hauteur.

2) Bambous au chaume cylindrique, dont chaque nœuds ne produit qu’une seule ramification: Pseudosara japonica ou Arundinaria japonica (Japon). Sasa tessellata (Chine). S. fortunei (Japon) possède des articles courts. S. mumila (Japon) petit bambou. S. pygmaea (Japon) bambou nain.

3) Bambous au chaume cylindrique dont chaque nœuds donne naissance à plusieurs ramifications: Arundinaria falcata (Europe méridionale) plus de 15 mètres de hauteur. A. gigantea, A. macrosperma, A. tecta (Mexique, U.S.A. Virginie).

4) Bambous à tiges pleines: Dendrocalamus stricta (Inde - Java) très haut.

REALISATION DU DECOR INTERIEUR A L’AIDE DE BAMBOUS

PREPARATION DES BAMBOUS: La hauteur, le diamètre des tiges et les longueurs intercalaires des nœuds étant excessivement variés il sera facile à l’aquariophile de porter son choix sur l’espèces qui lui semble la plus appropriée aux dimensions de son bac.

Le premier travail consiste à scier (scie à métaux) les tiges à une longueur qui représente: la hauteur de l’eau de l’aquarium à laquelle on additionne l’épaisseur du sol. On obtiendra ainsi sur une même canne plusieurs segments de tiges qui auront plusieurs diamètres. Ces segments de tiges seront rassemblés en une botte qui sera liée à un lest (neutre) à l’aide d’un fil de cuivre (fil électrique).

Cette bote (lestée) sera ensuite immergée dans un bain de sulfate de cuivre (CuSO4, 5H2O). Ce traitement a été largement expliquer dans la parti TRAITEMENT A FROID.

Après un séjour de deux semaines environ dans ce bain, les segments de tige (qui auront légèrement verdi) seront retirés et lavés énergiquement avec une brosse à chiendent sous l’eau courante afin d’enlever les dépôts cuivriques en excès.

MONTAGE DU DECOR: Les segments de bambous traités et lavés seront divisés en plusieurs bottes qui tiendrons compte des diamètres des chaumes. Trois bottes au moins auront ainsi été sélectionnées (tiges fines, tiges moyennes, tiges épaisses).

Contrairement à la recommandation faite dans les chapitres précédents qui conseillait de ne pas enterrer le bois dans le sol, cette fois nous serons dans l’obligation de déroger à ce conseil. En effet pour reconstituer le paysage d’une roselière il est indispensable de ficher profondément les tiges dans le sol de l’aquarium et éviter aussi leur remontée à la surface. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle je vous ai recommandé le bain de sulfate de cuivre qui d’une part empêchera le pourrissement des tiges à la base, et d’autre par l’apparition de moisissures à diverses hauteurs du segment. L’on pourra également ((lorsque les segments traités sont bien secs) badigeonner la base des tiges (partie enfoncée dans le sol) avec une résine époxyde ou de la colle aux silicones.

Si le bambou n’et pas traité il se forme des moisissures sur la tiges après quelques jours d’immersion. Ces moisissures prennent plusieurs aspects : amas visqueux et translucides sur la partie émergée. Quant à la partie enfoncé dans le sol le pourrissement entrepris par des bactéries et des champignons prendra un aspect noirâtre puis la dégradation du "bois" à cet endroit sera rapide.

Les chaumes traités seront donc enfoncés dans un sol très pauvre (quartzite, sables grossiers). Les chaumes les plus fins seront disposés en avant, et seront suivis vers l’arrière par les plus épais. Ils pourront suivant le goût artistique de l’aquariophile être plus serrés dans certaines zones. Lors de l’implantation des tiges dans le sol on aura soin de les incliner légèrement, car si elles sont fichées verticalement l’effet esthétique en souffre un peu. La place occupée par les bambous ne doit pas dépasser les 2/3 de la surface du sol. En effet, il faut impérativement dégager à l’avant de l’aquarium une plage d’environ 1/3 de la surface du sol car les poissons spécifiques à ce genre de biotope désirent souvent évoluer aussi en eau libre. L’on pourra disposer de cette plage quelques galets qui rompront la monotonie de cette zone découverte sans pour autant gêner la nage des poissons. Lorsque les bambous seront tous fichés dans le sol on pourra alors planter entre ceux-ci quelque plants de vallisnérie et de Sagittaria afin de parfaire la décoration et de lui donner un aspect plus naturel.

A suivre !!!!!
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Koi1
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Re: Bois & Racines

le 2011-01-24, 2:16 pm
il y a des photos !!!


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Cagouillard17
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Re: Bois & Racines

le 2011-01-24, 2:24 pm
J'ai des photos de pierres "samouraï et bleu dragon" si vous voulez.




Poisson

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Koi1
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Re: Bois & Racines

le 2011-01-24, 6:56 pm
se qui serait plus intérésent sais de savoir dout vienne c'est roches et leurs composition?


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connexion13380
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Re: Bois & Racines

le 2011-01-26, 6:21 pm
Je viens de tomber sur cet article vraiment très intéressant.
Merci, pour ce sacré travail Koi1


25L : Crevettes Neocaridina heteropoda var. Sakura.
25L : Crevettes Neocaridina heteropoda var. red cherry.
50L : à vendre (avec chauffage, pompe interne, thermomètre, pompe à air, couvercle plexy)
60L : Hôpital.
84L : Crevettes Caridina Cantonensis Grade A/B/SS/SSS Crystal red & black, Neocaridina heteropoda rili, 15 Danio Margaritatus, Pseudoepiplatys annulatus.
260L : bac de grossissement Discus.
450L : Amazonien : 7 Discus, Corydoras (8 trilineatus, 8 Aeneus, 3 Albinos, 1 sterbai, 2 schwartzi), 60 Paracheirodon axelrodi, 30 Hemigrammus Bleheri, 8 otocinclus affinis, 5 Biotodoma cupido, 2 Dicrossus filamentosus M/F, Apistogramma Eremnopyge F2, 1 Dekeyseria brachyura (L168).
Cedric2
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Re: Bois & Racines

le 2011-07-29, 8:32 pm
Article hallucinant!!!! ::content
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mapuce.bb
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Re: Bois & Racines

le 2011-08-01, 3:33 pm
Merci beaucoup pour cet article! c'est trés intéressant...
Bon boulot.
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julien62460
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Re: Bois & Racines

le 2012-08-10, 7:20 pm
Et moi qui me plaint de ne pas trouver d'article sur le bois qui convient pour les aquarium !!!!
Je dis bravo ::content
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julien62460
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Re: Bois & Racines

le 2012-08-10, 7:26 pm
Avec une lessiveuse est ce que ça ira,pour faire bouillir le bois?
Je vais essaye de trouver du bois sec Wink
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Koi1
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Re: Bois & Racines

le 2012-08-11, 7:37 am
une vieille lessiveuse, sa vas très bien.


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julien62460
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Re: Bois & Racines

le 2012-08-11, 7:48 am
Ok merc, je mettrais quand même quelque photo du bois pour être sur Wink
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Gwenodenn
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Re: Bois & Racines

le 2013-11-15, 10:20 pm
Salut,

Un sacré article, complet, très intéressant, merci.

Quelles sont tes sources stp?

À +.
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Cagouillard17
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Re: Bois & Racines

le 2013-11-15, 10:24 pm
Gwenodenn a écrit:

Quelles sont tes sources stp?

pourquoi ?




Poisson

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Gwenodenn
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Re: Bois & Racines

le 2013-11-19, 7:01 am
Salut,

À moins que cette prose soit le fruit des recherches de Koi, on cite toujours quelqu'un, ou une source quelconque.
J'aime bien savoir qui détermine quoi et comment.

Ma requète te semble déplacée Cagouillard ?

À +.
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tyrano34
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Re: Bois & Racines

le 2013-11-19, 8:59 am
Salut,

Oui Eric est une encyclopédie vivante maintenant il se peut que certaines de ces sources soit oublié.
J'ai pas encore eu le temps de le lire mais de retour de la clinique je m'en occupe Wink

Moi aussi Gwenodenn, j'aime bien savoir qui détermine quoi et comment et avec l'âge ça devient une drogue lol , c'est fou comme j'ai envie d'apprendre.

à demain

ps : Gwenodenn si tu peux faire ta fiche de présentation pour qu'on puisse découvrir ton expérience c'est cool , comme ça nous pourrons t'officialiser membre du forum (forum ouvert).

Bye tyty


Dernière édition par tyrano34 le 2013-11-20, 12:35 pm, édité 1 fois


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Re: Bois & Racines

le 2013-11-19, 3:05 pm
Comme c'est comme ça, je dirait rien !!  :no coment  

Et si ça continue je sort mon bonnet rouge!!  

bretagne


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tyrano34
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Re: Bois & Racines

le 2013-11-21, 12:57 am
Ok Eric sort ton bonnet rouge Noël2 lol

Gwenodenn viens de nous montrer que c'est un aquariophile passionné (surtout de fluviatile africain).

Gwenodenn ce sujet date de plusieurs années (koi1 l'auteur)
http://www.aquabase.org/articles/html.php3/decoration-aquarium-bois=1429.html


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Gwenodenn
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Re: Bois & Racines

le 2013-11-22, 6:59 am
Salut,

Qu'est ce que c'est que cette histoire de bonnet rouge ?? ^^

Vi vi, je l'avais vu sur aquabase. J'ai bien compris que Koi en était l'auteur.
À force de recherches sur le fofo, j'ai même vu que Koi précise rigoureusement ses sources lorsqu'il cite d'autres auteurs... Wink

À +.
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Koi1
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Re: Bois & Racines

le 2013-11-22, 7:43 am
Voici l'histoire des Bonnets Rouges.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bonnets_Rouges

bretagne 


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